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Petit texte d’explication sur ce que cette recherche permet de trouver et à qui elle est destinée.

 

L’atelier culturel de Kintana

Ecole de la paix, association d'éducation à la paix

Partenaire(s)

  • Ecole Le Château de Sassenage, 
  • Ecole Jean-Moulin de Pont-de-Claix
  • Ecole Ampère de Grenoble
  • Ecole Sidi-Brahim de Grenoble
  • Collège SEGPA de Moirans
  • Collège Europole de  Grenoble
  • Collège Aimé-Césaire de Grenoble
  • Lycée horticole de St-Ismier
  • Lycée Champollion de Grenoble
  • Le peintre colombien Kintana
  • Rectorat de Grenoble
  • Communes de Grenoble et d'Echirolles
  • Région Rhône-Alpes
  • Ancien musée de la peinture de Grenoble

Thème(s)

  • Culture

Niveau(x) d’enseignement

  • College
  • Lycee

>> Tous niveaux d’enseignement, y compris post-bac

Diciplines associées

  • voc_langues_vivantes
  • voc_education_musicale
  • voc_arts_plastiques

>> Travail interdisciplinaire entre professeurs d’arts plastiques et d’espagnol

Description du projet/action/activités

Le peintre Kintana a exposé fin 2009 dans l’ancien musée de la peinture de Grenoble, en préalable à une tournée européenne.
L’Ecole de la paix a contacté douze écoles de l’agglomération représentant 280 élèves en leur proposant une rencontre participative avec le peintre selon trois formules au choix :

  • une simple visite au musée,
  • une rencontre à l’atelier de peinture de Kintana et une visite du musée,
  • la participation à un jeu de rôle sur l’éducation au développement durable.

Chaque enseignant avait la liberté de définir la thématique de son atelier. Il s’agissait d’ateliers de demi-groupes qui duraient une heure et demie à deux heures.
Coût pour les visites d’exposition : 10 € par classe. Pour les ateliers : 50 € par classe d’école, 100 € pour les classes de collège ou de lycée. Pour le jeu de rôle : 50 €.
Des débats ont suivi ces visites et ces ateliers autour des thèmes développés et des visionnages de films.

Valorisation

Suite à cet échange, l’Ecole de la paix construit un outil pédagogique s’appuyant sur des œuvres de Kintana.
Le peintre prépare de son côté des petits supports vidéo sur lesquels il explique sa démarche et ses œuvres.
Les élèves, après l’atelier, ont proposé une mini-exposition de leurs œuvres.

Nombre d'élèves, d'enseignants et personnels concernés / participants

>> Douze écoles, 280 élèves.

Durée du projet

>> 3 mois

Objectifs pédagogiques

  • Sensibiliser les élèves grenoblois à la solidarité internationale via la démarche artistique d'un peintre colombien. Celui-ci s'intéresse particulièrement au "vivre ensemble" et à l'éducation citoyenne. 
  • Sensibiliser au développement durable, par une approche économique et sociale du contexte de l'œuvre, via l'utilisation de matériaux recyclés. (La démarche de Kintana peut être comparée sur le même sujet à celle de l'artiste grenoblois J.-M. Deny).

Effets produits

Pour beaucoup de participants, les objectifs de ce projet étaient multiples.
Il s’agissait tout d'abord d’un projet artistique, avec la découverte d'une exposition de peinture, la possibilité de rencontrer le peintre puis de recueillir les impressions des enfants pour les confronter avec les intentions de l'auteur. Il s'agissait également de faire travailler les enfants avec des contraintes les obligeant à l’inventivité. Ce travail a pu être valorisé par l'exposition publique des œuvres des élèves. Au collège Europole, une peinture collective a été exposée pendant quelques mois.

Au-delà de la démarche artistique, ce projet a également permis aux enseignants d'aborder les notions de solidarité internationale, de « vivre ensemble » et de citoyenneté tout en faisant le lien avec des projets existant déjà dans leur établissement —comme celui des vingt ans de la Déclaration des droits de l'enfant à l'école Rivoire de la Dame. Les enfants ont été introduits aux notions de différence culturelle et de niveau de vie et au fait que la scolarisation n'est pas une évidence pour tous. Ces ateliers ont donc été à la fois une leçon de vie, d’éducation civique, d’histoire, d’art, d’humanité et d’universalité. Les élèves se sont aperçus qu’ailleurs les enfants étaient comme eux et avaient les mêmes besoins fondamentaux.

Enfin, Kintana a pu montrer aux élèves le lien entre art et développement durable, en les impliquant dans une démarche de création sur supports écologiques : cartons d'emballage, tissus, bois, papier kraft ou recyclé, peinture végétale, pigments naturels ou brou de noix. Le lycée horticole de St-Ismier a également particulièrement apprécié cette notion de développement durable puisqu'elle fait partie intégrante de la philosophie de l'établissement.

Ce projet a eu des effets sur :

  • les élèves qui ont bénéficié d’une ouverture sur l’international. Ils ont manifesté de la curiosité à l’égard du contexte socio-économique de la Colombie et ont exprimé de l’intérêt pour la création du centre culturel et social baptisé Les trois portes, dans la province d’Uraba,
  • les classes. Une dynamique créative s’est fait jour à travers les œuvres produites dans l’Atelier de Kintana,
  • les établissements. Les partenariats ont été relancé et renforcé,
  • les partenaires. Ils ont pris conscience de la difficulté des choix collectifs (grâce au jeu  du développement durable).

Eléments qui relèvent le plus de l'EDDSI* *éducation au développement durable et à la solidarité internationale

La démarche d’opportunité, initiée par l’association L’Ecole de la paix et mise à disposition du monde enseignant, est soulignée dans ce projet. Elle a pris appui sur l’approche artistique du peintre colombien et a provoqué une forme de croisement international autour de l’art et de la société.

La rencontre d’une personne porteuse d’une démarche artistique originale —dans un contexte social très spécifique— a permis une mise en valeur des points de convergence entre acteurs colombiens et français. Au-delà des différences, la perception des fondamentaux humains s’est imposée tant dans les esprits que dans les actions, permettant de donner toute sa force à la solidarité internationale symbolisée par « les trois portes » du Centre culturel et social initié par Kintana en Colombie.

Le fait de travailler sur des supports recyclés a permis dans la plupart des cas d'introduire les notions de développement durable et de sauvegarde de l'environnement. 
En ce qui concerne la dimension solidarité internationale du projet, elle a été assurée par la présence même de Kintana qui a pu parler de son pays et des difficultés que les Colombiens rencontrent chaque jour.
Enfin, le dimensionnement modeste du projet a pu contribuer à sa réussite.